Tout savoir sur le pinceau

Par • 26 Nov, 2015 • Catégorie: Blog

pinceauxC’est vers le milieu du XVIIIème siècle avec l’invention de la virole métallique que la fabrication du pinceau jusqu’alors très empirique a pris un caractère artisanal. On s’aperçoit toutefois que les méthodes utilisées au XIVème siècle et décrites par Cennino Cennini n’ont guère changé. Nous avons sélectionné pour vous les marques Manet et sabey. Ces pinceaux sont conçus pour peindre avec force, vivacité, ampleur du mouvement, libérant la spontanéité du geste.

Aujourd’hui, la tradition rigoureuse demeure le principe des fabrications de qualité. Ces deux Manufactures françaises ont perpétué ce savoir faire classique. La confection des pinceaux et brosses reste entièrement manuelle. La pose du nœud, le tournage, la mise en virole précèdent l’assemblage de la tête du pinceau à des bois choisis et embossés. Trésors ancestraux, les poils extra fins sont sélectionnés pour leur qualités intrinsèques. La martre Kolinsky qui s’approche de la valeur de l’or est reconnue pour sa finesse et sa souplesse, son ressort, sa nervosité. Les pincelières donnent à la fleur du poil une forme ronde ou plate, de langue de chat ou de pied de biche, de grains de blé ou d’éventail… Martre, Petit Gris, Soies, Putois de Sibérie… A chaque fibre, à chaque forme de pinceau, correspond un toucher, un mouvement différent.

L’offre du pinceau est importante et trouver celui qui conviendra parfaitement à votre demande nécessite quelques connaissances. Voici quelques astuces simples pour vous aider à choisir le bon pinceau adapté à votre travail:
1/ Les solvants de la peinture à l’huile abiment les fibres synthétiques. On utilisera donc pour la peinture à l’huile exclusivement des fibres naturelles (soie de porc, martre, putois …)
2/ Plus la peinture est fluide et plus le pinceau doit être souple. La fibre la plus souple est le poil de petit gris, à préférer pour les adeptes de l’aquarelle. A l’opposé, pour travailler les pâtes épaisses, le peintre utilisera un pinceau très nerveux, voire « rigide » comme les brosses en soie.
3/ La longueur de la fibre modifie la nervosité du pinceau. Plus la « sortie » est courte et plus le pinceau a une touche nerveuse.
4/ Les fibres naturelles ont des écailles qui retiennent l’eau, et donc, la couleur qu’elle contient. Ce sont ces écailles qui créent son pouvoir de rétention de la couleur.

Le peintre à l’huile a besoin de plusieurs pinceaux:
1/  pour esquisser son tableau avec un jus dilué, il, utilisera une brosse (pinceau manche long) en soie avec des fibres assez longues.
Brosses plates et spalters pour les grands formats, les fonds, les jus et les aplats. Pour le travail en matière et les touches épaisses.
2/ pour poser les motifs, les détails, les finitions, il utilisera des pinceaux aux fibres plus courtes,  des pinceaux ronds, des brosses en martre. Elles sont nerveuses et précises.
3/ pour estomper et lisser les couleurs, il utilisera les pinceaux éventails.
4/ pour les touches arrondies, et voluptueuses, il utilisera les brosses usées bombées, langue de chat et forme amande.

Les adeptes, de plus en plus nombreux, de la peinture acrylique peuvent utiliser les mêmes pinceaux que pour la peinture à l’huile et les pinceaux synthétiques.

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